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lundi 14 juillet 2014

TUATHA DE DANAAN



Les Celtes les tenaient pour des dieux venus de la terre verte, l'île des Quatre Maîtres, la légendaire Thulé. Antiques maîtres de l'Irlande, ils sont les gens de la grande Déesse, les Tuatha. 


Jadis, en Irlande et dans le Pays de Galles, la cérémonie la plus importante était une marche rituelle appelée le Défi des Elfes. Les seigneurs celtes  se donnaient ce titre entre eux, car ils se disaient issus des Elfes. Mais qui sont donc les Elfes ? Des êtres mythiques, sortis de l'imagination de quelques auteurs romanesques, ou des peuplades bien réelles ? Pour la tradition celte, les Elfes sont de la lignée des Tuatha Dé Danaan, ces géants qui jadis ont régné sur l'Irlande. 


Mi-légendaires mi-historiques, les Tuatha érigèrent les grandes pierres pour aider la terre, car ils avaient le savoir de génies, la connaissance de dieux sages et la force de géants.

Or ces Tuatha bâtisseurs des  mégalithes sont les valeureux descendants des Proto-Américains, issus des Elohim, c'est à dire des dieux. Les Elfes représentent donc notre filiation divine, sans qu'on puisse dire s'ils appartiennent à une autre espèce que nous. Sont-ils des hommes aux grands pouvoirs, des hommes de connaissance, des ingénieurs surdoués certes mais bien humains, ou viennent-ils d'une lignée différente, d'un autre système stellaire ? Dans la mythologie celte d'Irlande, "les Tuatha Dé Danaan (le peuple de la déesse Dana) sont des dieux venus de quatre îles du nord, Falias, Gorias, Findias et Murias, d'où ils apportent cinq talismans, la lance de Lugh, l’épée de Nuada, le chaudron et la massue de Dagda et la Pierre de Fal."


La pierre de Fal dite "pierre du destin" est longue et étroite. De la hauteur d'un homme, la pierre devait être touchée par les prétendants au trône, et elle rugissait pour désigner le futur roi. On la conservait à Temuir. Une autre pierre semblable jouait le même rôle en Ecosse. Elle a été volée par Edouard 1er d'Angleterre qui l'apporta à Londres. "Quand les gens de Dana arrivent en Irlande, l’île est occupée par les Fir Bolg qui seront vaincus à la Bataille de Mag Tuireadh ou Tuired." 



"Les Tuatha Dé Danaan - parmi lesquels Lugh et son fils Cùchulainnsont les plus célèbres - sont les ancêtres mythiques des Celtes d’Irlande, mais pas seulement : on retrouve leur trace dans tout le monde celtique. Présentés comme des dieux et des déesses, des magiciennes et des héros, ils maîtrisent la Connaissance, le Savoir et la Recherche, sous la protection des Trois Druides Primordiaux : Eoloas, Fiss et Fochmarc." 


"Par des moyens magiques, les Tuatha jouissent de l’immortalité. Mais face aux envahisseurs celtes, ils doivent se replier dans le Sidhe. Les dieux s’effacent devant les hommes, les Tuatha laissent la place aux Gaëls."  Les Tuatha se replient dans le Sidhe, nous dit la légende. Mais elle ne nous dit pas où est le Sidhe, ce pays inaccessible réservé aux Tuatha. Le Sidhe est un lieu, disent les légendes celtiques. Mais est-ce un lieu réel ou un lieu de conscience ?


D'abord, le Sidhe désigne les tumulus, portes du monde souterrain où vivent à jamais les Tuatha de la Déesse Dana. On dit que la nuit de Samhain, chaque Sidhe s’entrouvre pour permettre à chacun de communiquer avec les esprits des grands ancêtres. Mais le Sidhe est plus encore. Tantôt le Sidhe évoque un endroit paradisiaque, au-delà de l'eau, à l'ouest, une terre édénique où règne l'abondance et le beau temps toute l'année, où tous les jours brille le soleil sur une nature exotique et fleurie, et l'on se dit "C'est l'Atlantide". Tantôt le Sidhe évoquent un autre plan, où tout est parfait, calme et voluptueux. Ou encore, le Sidhe est la paix. Ou bien le Sidhe désigne les cavernes de cristal où vivent les Tuatha sous une lumière artificielle qui leur donne la vie éternelle.





On dit aussi que le Sidhe est sous les collines ou les tertres, là où vivent les Tuatha. On y reconnaît l'habitat des Hobbits inventés par Tolkien. On dit enfin que le Sidhe est dans les cavernes chantantes, au fond des mers. Il est vrai que des plongeurs russes ont croisé des géants au fond des lacs de Sibérie... Les Tuatha sont-ils parmi nous ?

 Ce mystérieux peuple est parti, comme les dieux. Mais ils nous laissé leur inspiratrice : "Divine et lointaine, elle reste dans les bois, vêtu de pourpre d'or, armée d'une cotte de maille. A la fois souveraine et déesse, mère et guerrière,  guérisseuse et papesse, telle est Dana, la déesse-mère des Tuatha Dé Danaan, demi-dieux de l'Irlande pré-celtique." Dana symbolise parfaitement le très ancien culte de la terre-mère, qui s'exprime dans la mythologie grecque avec Gaïa, la terre.


On retrouve ce culte en Egypte avec celui d'Isis, autre personnification de la terre-mère. Et à la même époque, l'Isis turque est une déesse-mère aux formes opulentes, une guerrière en combinaison spatiale, au cœur d'un culte de la féminité, sensuel et guerrier, qui associe les formes féminines fécondes et les massacres de cervidés. Et dans la langue française, langue initiatique, nous avons l'équation homophonique ma terre = mater = matière, qui syntonise notre inconscient.

En terre celtique, le culte de la Terre Mère n'a pas disparu avec les divins Tuatha. Les Gaulois ont continué à l'adorer sous le nom de Belisama, la Grande Déesse. Et les Bretons la vénèrent encore sous l'étiquette de Ste Anne. La déesse-mère est toujours là, sous un nom d'emprunt. Et encore ! Dana-an, Dame Anne. L'homophonie peut laisser songeur. Dana a survécu aussi sous la forme de la vierge Marie qu'on a toujours appelé Notre Dame. Le culte marial pourrait être une réminiscence païenne de la Déesse Mère.

Pour Jacques Bonvin, la plupart des vierges noires de nos églises, bien que datées de l'époque médiévale, sont des références antérieures au christianisme. Elles représentent notre Mère la Terre, portant l'Homme debout sur ses genoux. La Terre Mère, Gaïa, Dana, Kwang-Lin, Isis, Notre Dame ou quelque soit son nom, c'est la Grande Déesse-Mère. Aveugle et sourde, elle envoie son amour inconditionnel à tout moment. Il circule par de larges avenues fraîches et revigorantes, les flux sacrés.


Lug le Tuatha

Le père de Lug est Cian des Tuatha Dé Danaan, et sa mère est Ethniu, fille de Balor, des Fomoires. Leur union fut une fondation dynastique qui a scellé l'alliance des Tuatha et des Fomoires - et l'avènement de la Deuxième Atlantide. 

 Par ailleurs, Lugh est le dieu principal des Celtes qui ont pris, plusieurs millénaires après lui, la relève des Tuatha en terre occidentale. A ce titre, Lugh est dit "fils du Soleil" ce qui évoque sans doute son statut de grand initié, éveillé par la foudre. Mais revenons à sa vie qui mêle, comme souvent, les allégories du mythe à une réalité exaltante.

En âge de se battre, Lug se rend à Tara, la cour du roi Nuada des Tuatha Dé Danaan. Alors qu'il se présente à la résidence du roi, le portier lui refuse l'accès. Lug affirme qu'il peut être utile comme maître charpentier, forgeron, échanson, champion, magicien, harpiste, poète et historien. Mais on lui répond chaque fois par la négative ; tous ces talents sont déjà présents à la cour de Nuada. Finalement c'est en qualité de joueur d'échecs qu'il est accepté. Il dispute une partie énorme avec le roi qu'il bat.

 Cette partie est purement symbolique puisqu'il s’agit d’une joute intellectuelle à l'issue de laquelle Lug prend le pouvoir du monde. Nuada confie à Lug le commandement de l'armée des Tuatha. On le retrouve combattant avec son fils Cúchulainn, lors de l'invasion de l'Ulster par la reine Medb.

Avec l'aide de ses armes magiques, Lug mène les Tuatha Dé Danann à la deuxième bataille de Mag Tuireadh. Balor, le redoutable chef des Fomoires, a sur le front un oeil magique, un troisième oeil qui lance un rayon mortel sur ceux qu'il regarde. Ce rayon fait des ravages dans les rangs des Tuatha, et leur roi, Nuada, n'échappe pas à la mort. Alors Lugh affronte Balor, qui darde sur lui son terrible regard. Mais Lugh tire de sa fronde une pierre qui fait tourner l'œil derrière la tête de Balor.

Le rayon fou se met à détruire toute son armée derrière lui. Profitant du désarroi des Fomoires, Lug tue Balor d'un jet de sa lance magique. Fronde aux pouvoirs stupéfiants, lance magique, oeil lance rayons, décidément cette mythologie adore la haute technologie des armes modernes. Il s'agit d'une civilisation beaucoup plus avancée que celle des Celtes qui la suivra. Les Tuatha comme les Fomoires sont les descendants des premiers Atlantes, ils ont su conserver des savoir-faire et des armes atlantes.


Après la victoire, Lugh trouve Bres, l'ancien roi des Tuatha Dé Danaan, qui était passé dans le camp des Fomoires. Seul et sans protection sur le champ de bataille, Bres supplie ses anciens sujets de lui laisser la vie sauve. S'il est épargné, il veillera à ce que les vaches de l'Irlande donnent du lait en abondance. Les Tuatha Dé Danaan déclinent son offre, le lait qu'ils ont leur suffit bien. Il promet alors quatre récoltes par an, mais les Tuatha Dé Danaan lui répondent qu'une seule récolte leur convient tout à fait.

A la toute fin, Lug épargne sa vie à la condition qu'il enseigne aux Tuatha Dé Danaan quand et comment labourer, semer et récolter.

 Cette scène d'apparence banale permet de situer avec une relative précision l'époque à laquelle elle se déroule : on voit bien que les Tuatha ne connaissent pas encore toutes les finesses de l'agriculture et de l'élevage, alors que les Fomoires, eux, maîtrisent déjà ces techniques et peuvent ainsi les enseigner. C'était il y a environ 9000 ans, quand l'agriculture et l'élevage ont fait leur apparition, d'abord en Egypte, puis à Sumer et enfin dans toute l'Europe.

Dans la mythologie grecque, on trouve un mythe qui traite des mêmes questions et doit donc se situer à la même époque, il s'agit des travaux d'Hercule, qui doit apprivoiser un boeuf et ramener des pommes d'or du jardin des Hespérides. Il me semble que ces travaux d'Hercule décrivent précisément cette période où les chasseurs cueilleurs ont découvert l'agriculture et l'élevage. Et l'on comprend comment, petit à petit, des bagarreurs vagabondant de rixe en viol sont devenus de paisibles fermiers sédentaires.

Lug comme Hercule nous racontent la domestication de notre espèce. Ou comment les héros fatigués ont rendu les armes, comment ils se sont laissé passer la corde au cou, comment ils sont devenus des travailleurs disciplinés. Et les vastes landes incultes de la Terre du Milieu - chère à Tolkien - s'émaillèrent de labours. La civilisation passe toujours par la domestication de la nature, qui va de pair avec celle de l'homme.

On connait surtout les Tuatha pour leurs exploits guerriers, on ignore qu'ils sont en fait le premier peuple d'agriculteurs et d'éleveurs d'Europe... bien avant les Sumériens. Malheureusement on ne peut retrouver trace de cette primo-agriculture car les terres des Tuatha sont au fond de la Mer du Nord. La grande île des Quatre Maîtres est aujourd'hui visible sur les cartes martines sous l'appellation Dogger Bank. C'est un vaste plateau rocheux qui était alors les hautes terres de Thulé.


Cùchulainn le Tuatha



Il est des héros qui font rêver les enfants, comme Gilgamesh, Héraklès ou Prométhée. Dans la mythologie celtique, Merlin d'Armor et le roi Arthur, Perceval, Gradlon le roi d'Ys, Mélusine, la fée Viviane... Et le plus fabuleux, le géant Setanta dit Cuchulainn.

Dans la forteresse d'Emain Macha, qu'on a surnommé le Château des Péchés, le forgeron Culann donnait une fête. Son dogue puissant avait été lâché pour garder la porte du fort. Setanta n'y parvint qu'à la nuit tombée. Il ne connaissait pas le dogue de Culann, qui l'attaqua et fut tué raide : Setanta lui perça le crâne. Fils de Lugh, dieu de la Lumière et Roi Soleil, et de Dectire, une mortelle splendide, Setanta le surhomme venait d'un autre monde et n'était pas familier des coutumes et des ruses du nôtre. 


Avec son peuple de demi-dieux, les Tuatha Dé Danaan, il venait des quatre îles du Nord. Mais l'autre monde désigne peut-être d'autres planètes ? En apprenant la mort de son dogue, Culann le forgeron entra en noire colère, et Setanta jura qu'il allait remplacer le chien de Culann pour garder le Château. Le forgeron accepta. Aussi Setanta fut-il nommé"le Chien de Culann", ce qui se dit Cùchulainn en vieux gaëlique. Tous les habitants avaient le projet de se servir du géant pour détruire les ennemis du Château des Péchés.

Le devin Cathbad annonce donc que les astres réclament le départ de Cùchulainn pour se battre contre leurs ennemis. Le géant, bon enfant, accepte. Le premier jour, il tue deux princes ennemis, ce qui l'emplit d'une frénésie guerrière. Un voile rouge brouille son regard, le désir de tuer devient irrésistible. Ainsi étaient les géants, objets de pulsions sanguinaires. Dès lors, deux voies s'ouvrent devant lui : une de lumière et une de sang. Cùchulainn choisit la voie du sang. Conscient d'avoir été manipulé, il revient au Château des Péchés pour le détruire.

Mais les assiégés lui adressent trois femmes séduisantes, une blonde, une rousse, une brune, nues toutes les trois. Désarmé, le géant tombe raide amoureux de la plus belle, Emer, le lys d'Emain. Le tueur d'hommes devient doux comme un agneau devant la belle. "Marions-les vite" murmure le devin Cathbad. "Nul n'épousera ma fille s'il n'est d'abord formé par Domhnall, le maître d'armes," réplique le père de la jeune femme. Docile, le Chien de Culann va s'entraîner chez Domhnall, il y restera trois ans.

 Ayant acquis la maîtrise parfaite de toutes les armes, il revient plein d'espoir demander la main d'Emer. "A présent, tu dois t'entraîner avec Scathatch, le maître en arts martiaux" répond son père. Cùchulainn calme sa rage et baisse la tête. "J'irai chez Scathatch" dit-il. Trois années passent encore. Maître en arts martiaux, il revient demander la main d'Emer, mais une fois de plus, son père la lui refuse sans même abaisser le pont-levis. Cette fois, le géant voit rouge. Alors le Chien de Culannlaisse éclater toute sa rage.

 Entrant dans la forteresse, il massacre nombre de guerriers farouches. Terrifié, le père d'Emer se donne la mort. Les amants sont enfin unis. Mais rien n'est joué. Cùchulainn le Chien de Culann devra se battre ensuite contre des serpents qu'il mettra en pièces et des dragons qu'il mettra en fuite : depuis lors, il porta l'emblème du Serpent. En des temps de troubles et de guerres, Cuchulainn, le Dogue d'Ulster, défendit seul son pays.  Face à l'invasion, il protégea l'Ulster malgré la douleur des blessures.

 Cùchulainn est un héros tragique : avec Caladin, sa fidèle Epée, il a tué Ferdiad, son meilleur ami, dans le feu de la bataille de Ford. A son dernier combat, un javelot ennemi le transperce. Son ventre lacéré laisse pendre sa tripaille. Il titube et s'écroule près d'un lac où il boit à longs traits. Ensuite, il s'attache solidement à une pierre levée. Un corbeau sautille sur ses tripes en picorant son sang. Cùchulainn part d'un dernier rire, qui s'éteint en hoquets douloureux. C'est debout qu'il fera face à ses ennemis, c'est debout que la mort le prendra. Déjà la mort le tient, mais son poing ne lâche pas l'épée. Trois jours durant, et trois nuits, l'ennemi tremble dans les taillis, n'osant s'approcher de lui, ligoté à sa pierre tel un Christ païen, son bras menaçant toujours armé de Caladin. Au matin du quatrième jour, une loutre s'approche de Cùchulainn. Elle le renifle et boit son sang. "Cùchulainn est mort", se disent ses ennemis. Un à un, soulagés, ils quittent leurs terriers. La nouvelle se répand. La vie peut reprendre son cours normal...

Voilà l'histoire de Cùchulainn, héros mythique de l'Ulster. Cùchulainn n'est pas un homme ordinaire.  Sa filiation divine, sa force surhumaine, les exploits qu'il accomplit et la frayeur qu'il inspire le rangent dans la catégorie des super-héros antiques. Le fils de Lugh est de la race des Tuatha Dé Danaan, les géants d'avant le déluge. Il est d'Atlantide, et non d'Ulster. La légende a été importée par les Atlantes rescapés. Les quatre îles du Nord sont-elles l'Atlantide à présent engloutie ?


 On a vu qu'au premier sang versé, une envie de meurtre monte en lui, irrésistible. C'est un trait de caractère souvent cité à propos des géants. Hésiode nous explique que parfois les géants faisaient une hécatombe dans les rangs des hommes, tuant et massacrant tous ceux qu'ils rencontraient. Cùchulainn entre dans une sorte de transe et se dédouble. Un des deux Cùchulainn choisit le sang, celui dont on nous conte l'histoire. Mais qu'arrive-t-il à l'autre Cùchulainn ? A-t-il choisi la voie de lumière ?


Au début, Setanta reçoit le nom de Chien de Culann. En erse, chien se dit chu, et s'intercale entre les deux syllabes de Culann pour exprimer l'appartenance : Cuchulann. Or cette curieuse façon de placer un mot en sandwich dans un autre, se retrouve de l'autre côté de l'Atlantique, ce qui en soi est déjà étonnant. Plus fort encore, il s'agit là aussi du nom d'un héros mythique fondateur. Un géant blond, qui arbore  le symbole du serpent. Exactement comme Cuchulainn...
 






     
Avec ses compagnons du Peuple Serpent, il vient d'un autre monde. Les Aztèques le nomment Quetzalcoatl, le Serpent à Plumes. Les Quichés, eux, le nomment Gucumatz. Or, comme le nom de Cùchulainn, celui de Gucumatz est formé de deux mots en sandwich : gumatz, qui veut dire serpent, et cu qui signifie oiseau.
Chez les Mayas, Gucumatz s'appelle Kukulkan, qui se prononce comme Cùchulainn. Aurait-il vécu une double vie ? Le héros guerrier des Celtes est-il le dieu pacifique célébré par les Mayas ? 


Le Clan du Loup

 Nous avons vu qui étaient les Tuatha Dé Danaan, le mystérieux peuple de la Déesse Dana-An. Héritiers de la science et de la sagesse des Atlantes, ils avaient de grands pouvoirs.

 Leur haute taille et leur force surhumaine les apparentent à une autre espèce que la nôtre. Ils viennent d'un autre monde, ou tout au moins d'un autre âge que les Celtes. Quand ces derniers sont arrivés sur l'île d'Irlande, ils y ont trouvé ces demi-dieux de l'ancien peuple des Elfes, et ils ont recueilli leur enseignement. Bien des aspects de la sagesse et de l'initiation des Celtes leur ont été transmis par les Tuatha. Les Celtes les écoutaient, avides de leur sagesse, émerveillés par leur magie.

 Les Tuatha avaient conquis l'Irlande, des siècles auparavant. Leurs prédécesseurs, les Fir-Bolg, étaient des magiciens demi-sauvages, très rusés, qui pratiquaient le cannibalisme sur les ennemis vaincus. Cùchulainn les a exterminés à la bataille de Mag-Tuired. Depuis lors, il semble que les Tuatha aient vécu en paix sur la terre d'Irlande. Pourtant leur légende laisse entendre que les Tuatha ne vivaient pas seulement en Irlande, mais aussi sur une autre terre, le Sidh ou Sidhe. 


Que sait-on du Sidhe ? Pas grand chose. C'est la terre promise des Tuatha. Eux seuls en connaissaient l'accès. La légende évoque la belle Niahm, blonde fille du Roi du Sidhe. Cette princesse ne s'embarrasse ni de morale ni de principe. Les humains sont là pour la distraire, et elle en use. Elle les trompe, elle les allume, elle les amuse, elle en abuse. N'acceptez jamais ni nourriture ni breuvage de la blonde Niahm du Sidhe. La moindre gorgée ferait de vous son esclave à jamais. Niahm-niahm, elle vous gobe et s'en pourlèche...



Par certains côtés, le Sidhe apparaît comme un lieu imaginaire. Par d'autres, il semble aussi réel que l'Irlande. Simplement, il est ailleurs. Sur un autre plan ? C'est possible. On raconte que les dolmens et les allées couvertes sont les entrées secrètes du Sidhe. Faut-il en conclure que c'est un monde souterrain ? Le Sidhe serait-il comparable aux Enfers, à l'Abzu, à l'Agartha ? Possible… mais pas certain. Certains auteurs ont vu dans les dolmens des Portes des étoiles.


 Une entrée souterraine ne mène pas nécessairement à un monde souterrain. Voyez la version de Tolkien, dans le Seigneur des Anneaux. On a supposé que Tolkien, à son insu sans doute, a retrouvé une page importante de notre histoire qu'il a inconsciemment puisée dans les annales Akashiques, tout en étant persuadé qu'il inventait des fables pour ses garçons. Ce qui n'ôte rien, bien au contraire, à son immense talent. Les auteurs qui font comme lui sont les plus appréciés, car les lecteurs eux aussi ont des antennes...

 Cette authenticité profonde pourrait expliquer une part de l'énorme succès planétaire de ce chef d'œuvre, alors que l'ère nouvelle nous lance en quête de nos vraies racines. Gandalf ne serait-il pas le véritable Merlin, la version originale en tout cas ? Merlin-Gandalf fut un des plus fameux sorciers de l'âge de bronze, quand les Elfes régnaient en maîtres sur la Terre du Milieu, qui serait l'Irlande des Tuatha. A la fin du Seigneur des Anneaux, les Elfes embarquent sur leurs vaisseaux magiques pour d'autres terres…dans le ciel.



 Le Seigneur des Anneaux nous conte ce passage de relais en Terre du Milieu. Le moment où les Elfes-Tuatha ont laissé la terre aux hommes. "Voici venu le temps des hommes", dit un des Elfes de Tolkien au moment de quitter la Terre du Milieu. Dans le Seigneur des Anneaux comme dans la légende irlandaise, les Elfes-Tuatha se sont embarqués pour le Sidhe, leur pays secret où ils vivent depuis lors, invisibles aux yeux des hommes. Cette parenté étroite n'est pas due au hasard, il n'existe pas. 


Les grands poètes sont visionnaires, c'est même à ça qu'on les reconnaît. L'imagination est un autre nom pour la clairvoyance. Certains sont habiles à capter les émanations du passé ou d'ailleurs. Ce sont les créatifs, artistes et médiums. Le temps vient où ces êtres perceptifs, conscients de leur tâche sacrée, redeviendront les guides naturels de l'humanité. Issu des Tuatha, visionnaires de l'ère précédente, un clan de voyants guérisseurs a transmis leur tradition à travers les millénaires : les passeurs du Clan du Loup. Ils sont les témoins d'une ère qui n'est plus, une ère où l'intériorité comptait plus que l'apparence




Ils sont les héritiers d'une époque où la recherche de l'éveil et de la fusion avec notre moi divin était la seule préoccupation des hommes et des femmes. Initiés par les Tuatha, derniers survivants d'Atlantide, selon l'antique rituel des Mystères d'Isis, ils obéissent à la Règle non-écrite que suivent aussi les sorciers yaquis, si l'on en croit Castaneda et d'autres adeptes du renouveau intérieur.  Cet antique rameau d'une branche atlante porte en lui le savoir de la construction sacrée qui guérit l'âme et le corps. On les retrouve au Moyen-Age, ce sont tous ces Irlandais maîtres d'ouvrage des cathédrales. Sur la plupart des chantiers qui ont fleuri dans l'Europe entière, on trouve en effet une proportion très élevée de chefs de chantier venus d'Irlande. De là à penser que ces mystérieux Irlandais étaient les héritiers de l'antique science de la construction sacrée des Tuatha, il n'y a qu'un pas.


 Mais le Clan du Loup est avant tout un clan de Passeurs d'Hommes. Les Tuatha connaissaient les secrets de l'âme humaine et savaient ouvrir les prisons où elle s'enferme. Ils ont transmis aux initiés, d'âge en âge, l'art et la manière d'éveiller la puissance qui dort au fond de nous. Plus que jamais, ce savoir se révèle des plus précieux. Les initiés partagent la loi du Secret, du Soin et du Service. Ils sont invisibles à force d'être discrets. Mais le jour venu, chacun les croise sur son chemin.

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